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11 novembre : à la mémoire de ceux de 14

Le 11 novembre 1918, l'armistice met fin à la Première Guerre mondiale. Derrière cette date restée dans toutes les mémoires, il y a aussi des histoires guyanaises — celles d'hommes partis se battre loin de chez eux, et dont certains ont ensuite marqué l'histoire du territoire. Parmi eux, René Jadfard.

Eva LAN MONTFORD
Plume Verte
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Coquelicot rouge dans un champ de blé, symbole traditionnel du souvenir du 11 novembre

Les Guyanais dans la Grande Guerre

Le 11 novembre 1918, l’armistice est signé. La Première Guerre mondiale prend fin. Beaucoup de soldats sont tombés. D’autres retrouvent enfin les leurs, après quatre années d’une guerre dont on pensait qu’elle serait l’affaire d’un mois.

C’est à la mémoire de ceux de 14 que la journée du 11 novembre est consacrée chaque année — et parmi « ceux de 14 » se trouvaient des Guyanais. Certains sont partis depuis le port de Cayenne, traversant l’Atlantique pour aller se battre sous le drapeau. D’autres ont été mobilisés alors qu’ils se trouvaient déjà dans l’Hexagone, enfilant l’uniforme comme tous les autres, allant se battre comme les autres.

René Jadfard, du soldat au député

Au-delà de la dureté de la guerre, cet engagement a aussi nourri l’engagement politique de certains Guyanais, comme le montre le parcours de René Jadfard.

Arrivé en métropole pour ses études, René Jadfard, surnommé ÉnerJ, est directement plongé dans l’atmosphère guerrière qui submerge alors l’Hexagone, et bientôt le monde entier. Cette immersion précoce forge chez lui une conscience aiguë des enjeux de son époque, et le pousse à s’engager pour défendre ses idéaux — un engagement qui le mènera, après la Seconde Guerre mondiale, jusqu’au siège de député de la Guyane.

Pour aller plus loin

Découvrez son histoire racontée par Guilaine Bourguignon dans « René Jadfard, ÉnerJ Lagwiyann ».

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