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Éditeur jeunesse 100 % guyanais · 110 titres et plus · depuis 1998

Pourquoi le singe hurleur de Guyane crie-t-il si fort ?

Tôt le matin, dans la forêt guyanaise, un grondement sourd roule d'arbre en arbre. C'est le baboune, le singe hurleur roux, qui commence sa journée comme il la commence toujours : en criant.

Eva LAN MONTFORD
Plume Verte
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Singe hurleur roux dans la canopée, gueule ouverte en train de crier

Un pelage roux, une voix de géant

Le baboune (Alouatta seniculus, ou « singe hurleur roux ») porte bien son nom créole : Baboun. Avec son pelage brun-roux et sa face noire, ce singe pèse de 4,5 à 10 kg. Bien qu’il ne soit pas plus gros qu’un chien, il a quand même de la réserve : son cri, reconnaissable entre tous, peut s’entendre jusqu’à 5 km à la ronde ! Son secret, c’est sa gorge : un os très développé, l’os hyoïde, qui fait caisse de résonance.

Le baboune vit tout en haut de la canopée, là où poussent les jeunes feuilles dont il se régale. Il ne descend presque jamais au sol et, pour se déplacer entre les branches, il s’aide d’une longue queue préhensile — presque une cinquième main. Il vit en petits groupes d’une dizaine d’individus, avec un ou deux mâles adultes.

Le chœur de l’aube

Chaque matin, les mâles se lancent dans ce qu’on appelle le « chœur de l’aube » : un concert de hurlements qui roule d’un groupe à l’autre dans la forêt. Loin de sonner la bagarre, c’est tout le contraire ! En criant très fort, chaque troupe annonce sa position aux voisines. Comme ça, personne n’a besoin de se déplacer et de se battre pour défendre son territoire de nourriture : le cri suffit. Une bonne grosse voix, ça évite bien des embêtements.

En créole, on dit simplement : « Baboun ka rélé » — le hurleur crie. Un son que toute la forêt guyanaise reconnaît, sans jamais s’y habituer tout à fait.

À découvrir à la maison

Envie d’entendre ce fameux hurlement sans quitter le salon ? Notre livre audio le fait résonner pour vous.

Et pour tout savoir sur le baboune, direction nos encyclopédies !

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