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Éditeur jeunesse 100 % guyanais · 110 titres et plus · depuis 1998

Mon nom est Copéna en créole !

En 2020 paraissait Mon nom est Copéna, premier titre de ce qui allait devenir la collection des « Romans de Guyane ». Six ans plus tard, Copéna renaît — cette fois en créole guyanais. Une autre manière de raconter l'histoire de notre territoire, dans l'une de ses langues les plus vivantes.

Eva LAN MONTFORD
Plume Verte
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Couverture du livre « Mon nom est Copéna »

Une collection qui redonne voix au territoire

Sous la plume de Marie-Georges Thébia, la collection suit la vie de personnages qui ont traversé l’histoire de la Guyane, racontée dans un langage simple et accessible. Liant plaisir de la lecture et rigueur de l’historienne, l’auteure offre aux jeunes lecteurs des portes d’entrée vers le passé, une manière de s’approprier une histoire qu’on ne leur raconte pas toujours ailleurs.

C’est avec cet esprit qu’ont été écrits Copéna, puis Aiyana, puis Saül. Trois romans, trois étapes d’un même geste : redonner voix au territoire, donner sa place à l’histoire.

Une traduction qui fait vivre une langue

Aujourd’hui, c’est en créole guyanais que paraît Copéna, grâce au travail d’Odile Armande-Lapierre. Traduire un roman, ce n’est jamais seulement changer les mots : c’est aussi faire vivre une langue, la faire passer de l’oral à la page, aux côtés du français. Le talent d’Odile Armande-Lapierre, et son attachement profond à la tradition guyanaise, ont permis de mener ce travail jusqu’au bout.

Cette édition n’est pas une simple traduction. À travers elle, c’est une invitation à redécouvrir l’histoire de la Guyane dans l’une de ses langues emblématiques, celle que beaucoup de familles guyanaises parlent à la maison, et que peu de livres jeunesse mettent encore en avant. Pour les écoles, c’est aussi un outil précieux pour valoriser le créole en classe.

Pourquoi ça compte

Le créole guyanais reste peu présent dans l’édition jeunesse, alors qu’il est la langue maternelle ou seconde d’une grande partie des foyers du territoire — y compris parmi les jeunes générations, qui l’entendent parfois plus qu’elles ne le lisent. Chaque titre publié dans cette langue contribue, à sa mesure, à la reconnaissance de ce patrimoine linguistique. Il donne aux enfants la possibilité, rare, de se retrouver dans une histoire écrite dans leur propre langue plutôt que traduite pour eux depuis une autre.

Avec cette édition, Copéna devient le premier titre de la collection Romans de Guyane disponible en créole guyanais. Une porte ouverte, peut-être, pour que d’autres suivent.

Où retrouver Copéna

Envie de (re)découvrir Copéna ? Retrouvez l’édition créole aux côtés de la version française qui a lancé la collection en 2020, dans notre collection Romans de Guyane.

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